Le train n'est pas à négliger, il ne coûte souvent pas très cher et relie plusieurs villes, notamment Mostar et Sarajevo (7 euros, 5 liaisons par jour), en partant de villes étrangères comme Budapest, Zagreb ou Ploce. Consultez mes horaires.
Le bus demeure comme en Croatie, le moyen de transport collectif le plus commun. Attention toutefois : les chemins sont défoncées et nul part d'autoroute à l'horizon. Du point de vue des transports, la Bosnie connaît un vrai problème d'infrastructure ! Même entre les grandes villes comme Sarajevo et Mostar, il faut emprunter des petites " communales " et se munir de patience. L'unique autouroute du pays mesure 10 km, faute des accords politiques nécéssaires à son achèvement.
Second obstacle à la rapidité : les montagnes, qui rendent illusoires tout calcul à vol d'oiseau. Où qu'on aille, il faut contourner des massifs, escalader des routes en lacets et passer des cols étroits. Pour qui sait prendre son temps, c'est évidemment le meilleur du voyage : les paysages de montagne sont d'une beauté à couper le souffle.
Enfin, il faut souligner les problèmes "politiques". Les réseaux de transport reproduisaient les clivages entre les deux entités de la Bosnie : la République serbe (RS) et la Fédération croato-musulmane. Les interconnexions sont difficiles. A Sarajevo, il existe ainsi deux gares routières très éloignées l'une de l'autre, qui peuvent desservir les mêmes villes, comme Srebrenica, à des horaires différents. Dans ce domaine, Kafka n'est jamais très loin.
Cela étant dit, les coûts de transport sont dérisoires (voir encadré) et les bus confortables. A chaque fois, il faut ajouter 1 ou 1,5 KM à payer directement au contrôleur pour mettre ses valises dans la soute, en échange d'un petit ticket.
Pour le reste, profitez du paysage grandiose et de la folk bosnienne que les chauffeurs diffusent inlassablement dans les hauts-parleurs pendant tout le voyage... N'oubliez pas non plus les consignes élémentaires dans ce pays miné : ne jamais s'écarter du bitume, fuir les abords des rivières, les ruines et se renseigner avant toute exploration. Voir à ce sujet le site du Mine Action Center !
Le bus pratique
D'expérience, dans les gares routières, les guichetiers ne parlent JAMAIS de langues étrangères. Il faut donc se débrouiller avec quelques mots de serbo-croate et se faire comprendre avec les mains... A noter aussi : le nom des villes ne sont pas toujours indiqués sur les gares, ni annoncés par le chauffeur. Sur les grandes lignes, un minimum d'attention s'impose, en s'aidant au besoin d'une petite carte sur ses genoux
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Tableau indicatif des déplacements en bus :
Trajet |
Prix en KM |
Distance |
Temps (aprox.) |
| Sarajevo-Mostar |
11.5 |
120 km |
5h |
| Sarajevo-Banja Luka |
22.5 |
194 km |
7h |
| Sarajevo-Travnik |
10 |
70 km |
3h |
| Sarajevo-Visegrad |
? |
100 km |
2h |
| Sarajevo-Bihac |
? |
314 km |
6h30 |
| Sarajevo-Srebrenica |
? |
150 km |
4h |
| Sarajevo-Banja-Luka |
? |
235 km |
6h |
| Travnik-Mostar |
15 |
144 km |
5h |
| Tuzla-Doboj |
8 |
58 km |
2h |
| Doboj-Banja Luka |
10 |
88 km |
4h |
| Tuzla-Banja Luka |
18 |
146 km |
6h |
Note : les tarifs indiqués sont ceux que j'ai relevé en février 2004 et en septembre 2006. Comme les temps de parcours, ils sont susceptibles d'évoluer... |